PSAUME 150:6
QUE TOUT CE QUI RESPIRE LOUE L'ÉTERNEL !
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L’HUILE ET LE VASE. Par Daniel Guegain – Première partie

16/07/2019 04:39:33

Matthieu 25/4

Note de Daniel Guegain : C’est dans le recueillement el la prière que cette étude m ‘a été donnée d’une manière particulière. En effet elle me fut accordée comme si on me dictait dans mon esprit les lignes que j’ai écrites. Après relecture j’ai cru bon d’y ajouter plusieurs fois une réflexion personnelle mais afin de la différencier du texte lui-même je les ai écrites en italique, comme ici. Ainsi le lecteur n’aura aucun mal à s’y reconnaître.

Tous les chrétiens ont en mémoire la parabole des dix vierges. Cette parabole a servi et sert encore de base à bon nombre de méditations, pas seulement fondées sur le retour du Seigneur, bien que de nos jours ce soit beaucoup plus le cas. En fait, comme pour tout texte des Écritures, il y a un sens littéral et un sens caché.

Le sens littéral est celui que l’on tire par une simple explication du texte, quand ce n’est pas pour en faire une sorte d’allégorie. C’est le sens que l’on trouve couramment dans les églises liées à la tradition catholique, protestante réformée ou évangélique (eh oui !), sens qui n’est pas dépourvu d’intérêt dans la mesure où il essaie de stimuler la foi, le reste du discours n’étant que de pure forme.

Le sens caché est celui que l’on tire de l’espérance de participer, ou de voir avant de participer au retour du Seigneur Jésus-Christ.

C’est évidemment bien mieux que l’autre mais là où le bas blesse c’est que s’il est toujours expliqué qui sont les vierges sages, il est rarement démontré qui sont les folles. Je devrais dire jamais car une démonstration ne doit pas contredire ce qui a déjà été dit pour amener à ladite démonstration. Or c’est toujours ce qui se passe: on a certes raison sur les vierges sages mais on dit une absurdité sur les folles, prétextant qu’il s’agit des chrétiens qui ne seront pas prêts pour l’enlèvement, autrement dit: les tièdes. les rétrogrades et que sais-je encore ?

Il y a absurdité car le mot grec traduit par vierges est « parthenois » ce qui signifie textuellement: jeune fille non mariée, et il est interprété faussement en ce qui concerne les vierges folles. Pour les sages on donne l’image de chrétiens sages, baptisés dans le Saint Esprit et qui vivent donc par le Saint Esprit (l’huile) et pour les folles on donne l’image de chrétiens qui ne sont pas baptisés dans le Saint Esprit et qui n’ont donc pas d’huile (le baptême d’Esprit donc) el qui doivent alors faire une sorte de quête (une réunion d’attente ?) auprès des théologiens

Ce serait bien si vraiment cette explication était véridique mais l’argument des anti-pentecôtistes ou anti-charismatiques est bien différent, car, puisque tout chrétien est baptisé dans le Saint Esprit au moment de sa « conversion», les vierges sages représentent donc ceux qui ont du zèle pour Dieu et les vierges folles ceux qui n’en n’ont pas.

D’autres prétendent encore que les sages sont les chrétiens qui sont fidèles jusqu’au bout (la mort) et les folles sont ceux qui perdent leur fidélité et ne prennent pas garde de revenir à Dieu.

Mais en règle générale on commente bien plus Matt 25 chez les partisans du baptême dans le Saint Esprit comme expérience de Pentecôte que chez ceux qui le présentent comme introduction dès la « conversion»

Une autre théorie serait que cette parabole ne concerne que le peuple d’Israël. l’épouse étant confondue dans l’époux qui revient pour régner mille ans sur la terre

On trouve bien çà et là chez des prédicateurs une plus subtile méditation, qui est vraie mais incomplète dans sa définition et que je résume ici: les chrétiens sages (ceux qui vont à la rencontre de l’époux) sont ceux qui sont réveillés ou qui ont été réveillés par les grands mouvements de l’Esprit de ces dernières années ….

En somme les vierges folles voudraient bien dormir encore un peu !

Il y a bien d’autres explications encore mais à quelques détails près elles tournent autour de ce que je viens décrire et n’en modifient pas vraiment le sens.

Devant toutes ces explications qui ne m’ont jamais satisfait, hormis celle qui préconise une division des chrétiens juste avant le retour du Seigneur je dis «juste avant » car les vierges sages vont à la rencontre du Seigneur, donc il ne peut s’agir de l’instant même de l’apparition du Seigneur enlevant les Siens j’ai demandé au Seigneur de me révéler non pas qui étaient les vierges, sages et folles, mais qu’étaient l’huile et le vase que les sages prennent avec elles car il m’était apparu que le point important de la parabole n’était pas la condition des vierges mais ce qu’elle transportaient ou ne transportaient pas avec elles.

Bien entendu je n’ai pas agi sur le Seigneur comme sur un presse-bouton. Quand il m’arrive de ne pas comprendre tel ou tel passage je le confie au Seigneur qui est le Maître de la Parole et j’attends qu’Il m’éclaire : je sais alors s’Il désire le faire immédiatement ou si c’est pour plus tard.

Je dois avouer aussi que jusqu’à ces derniers jours je n’avais jamais pensé à approfondir la parabole des vierges bien qu’en y pensant parfois au cours d’une méditation personnelle mais sans plus.

Or depuis le mois de Juin 1995 le Seigneur m’a averti que des jours sombres viennent sur les églises, à l’inverse de ceux qui prétendent dans les milieux évangéliques et charismatiques que viennent des jours lumineux de réveil et de « conversions » de masse.

Car si je crois à un réveil, celui-ci, me disent les Écritures, sera dirigé par le Grand Berger (ou Pasteur) au moment où Il va enseigner Lui-même ses brebis et ne sera pas le réveil tant annoncé de nos Jours qui serait effectué par des chrétiens réveillés et consacrés.

Car le Seigneur Jésus nous dit:

« Quand le Fils de l’Homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? » et « En raison des progrès de l’iniquité l’amour du plus grand nombre se refroidira » -Luc 18/8 – Matt 24/12.

Ces deux affirmations du Seigneur suffisent pour montrer que les annonces du grand réveil de masse du à une effusion du Saint Esprit juste avant le retour du Seigneur sont un leurre de l’adversaire qui trompe ses ennemis.

Dans l’anarchie actuelle qui règne au sein des églises le diable a semé son ivraie. Avez-vous déjà vu de l’ivraie’) C’est une plante qui est toute pareille au blé mais seul le fruit en diffère.

Tant qu’il n’y a pas d’épi formé, on ne peut distinguer l’ivraie du bon grain, et c’est seulement ensuite que des yeux experts peuvent reconnaître l’ivraie car elle a des épis aplatis et distiques.

Mais il y a un double danger avec l’ivraie : elle pousse très bien avec le blé, se mélangeant harmo- nieusement avec lui de sorte qu’il est impossible de l’arracher sans arracher aussi le blé (et ainsi elle suce à son profit les éléments du sol au détriment du blé).

Et l’autre danger. plus grand encore, est que les graines de l’ivraie sont vénéneuses et souvent mortelles, car elle produisent un effet d’ivresse qui annihile les besoins d’alimentation de sorte que le corps meurt lentement tout en étant dans une joie euphorique semblable à celle que l’abus d’alcool produit.

Il faut du reste savoir que le nom « ivraie» vient du mot latin « ebrius » qui signifie ivre.

Il apparait donc bien que Satan a semé de l’ivraie dans la terre des églises et que les chrétiens qui se laissent entraîner par les courant de pensées sans les observer à la loupe de la Parole de Dieu ont mangé non seulement le blé mais aussi les graines de l’ivraie.

Et ils sont devenus ivres, ivres de fausses doctrines et de faux enseignements.

Certes l’ivresse n’a pas été visible dès le début. Comme l’ivresse physique elle a eu d’abord les effets de joie et d’une certaine détente qui ont permis une certaine libération, libération d’autant plus bénéfique qu’elle a été accompagnée de miracles et de prodiges,

On pourrait penser que jamais le diable ne va permettre des miracles et des prodiges qui vont manifester la puissance de Dieu en réponse et en accompagnement de sa Parole. C’est ne pas connaître la finesse des ruses de l’adversaire de Dieu.

L’euphorie produite par la libération des contraintes ecclésiastiques (les églises évangéliques en ont malheureusement) a permis une plus grande foi dans la Parole de Dieu, mais une foi qui n’était pas fondée sur la volonté du Seigneur mais sur les circonstances et les besoins du moment. Et aussi sur les désirs d’annoncer Christ. Ce qui est louable mais a besoin d’être tempéré, car ces désirs sont exactement semblables à ceux des nouveaux « convertis » qui sont tout feu tout flamme, mais agissent très rarement avec sagesse – les pasteurs en savent quelque chose – et qui très rarement écoutent les conseils de modération qu’on leur prodigue.

Toute découverte dans la Parole de Dieu entraîne le désir d’en faire profiter les autres. Voilà qui est tout naturel car le trésor n’est pas personnel. Mais Satan connaît la nature de l’homme, même donnée à Christ. Il sait qu’il reste toujours en lui une trace d’orgueil, des relents de la vieille nature que le chrétien doit maintenir crucifiée tous les jours et qu’il n’y réussit pas à chaque fois pour diverses raisons. Satan ne l’ignore pas et il en profite.

La joie devient vite euphorie puis peu à peu elle devient ivresse.

Le stade de l’euphorie est signalé par la démesure qui se manifeste dans les églises. Démesure dans les manifestations, dans les comportements mais aussi démesure dans l’organisation des assemblées qui deviennent vite des centres d’affaires chrétiens tant elles possèdent d’activités, qui, si elles reposent sur des fondements bibliques, n’en sont pas pour autant voulues par Dieu à qui on impose le plus souvent les décisions prises, malgré une apparence de recherche de sa Face.

Ceci est d’autant plus visible que les églises se copient les unes les autres et se sentent entraînées à faire de même.

Tout cela est du à l’ivraie dont on a avalé les graines. Les chrétiens ont perdu le sens de l’analyse par le Saint Esprit au profit de l’analyse par le résultat. Même si dans les Épitres il arrive du reste assez souvent qu’un résultat négatif soit la promesse d’une moisson par la suite. Il n’est, pour s’en convaincre, qu’à regarder les résultats de l’œuvre de Christ parmi les Siens. Échec total le Vendredi Saint mais triomphe après la Pentecôte. Et c’est arrivé maintes fois dans l’histoire de l’Église.

Les enseignements qui sont donnés de nos jours – et ce depuis de nombreuses années – ont tous une base biblique mais n’ont pas de fondement biblique.

Il y a une différence de sens entre les mots « base » et « fondement » :

La base est le point de départ et le fondement est ce qui vient du fond. (Je résume).

Les ténors qui professent un grand mouvement de retour de milliers d’âmes à Dieu avant la venue de Christ pour enlever son Église sont certes des hommes qui publient l’Évangile mais non l’Évangile profond où ils ne peuvent aller, car ils sont ivres ivres de succès, ivres de grands mouvements, ivres de grands rassemblements, ivres de manifestations et donc de bruits, ivres de résultats.

Tout ce qui n’est pas cette ivresse mais sobriété est classé comme faiblesse, timidité, manque de foi, manque de vision, opposition même.

On finit parfois par cataloguer comme division et c’est alors l’anathème, plus ou moins virulent.

C’est bien là les signes caractéristiques des gens ivres: si on les reprend trop, beaucoup finissent par devenir méchants et violents. Encore que pour l’ivresse éthylique on peut attendre qu’elle perde ses effets,mais pour celle qui est procurée par l’ivraie il n’y a aucune rémission. La seule porte de salut consiste à une rentrée en soi-même, rentrée toujours possible malgré la force de l’ivresse mais d’autant plus difficile à effectuer qu’il faut désavouer tout ce qui a été fait pendant l’ivresse.

En fait il faut un profond dégoût qui doit faire vomir celui qui est ivre.

Mais là encore, tout comme pour l’homme sous l’empire de l’alcool, on arrive difficilement à faire vomir.

Dieu a besoin de la volonté humaine car Il ne fera rien sans elle ou plutôt contre elle.

On va sans doute me taxer de folie ou bien d’ultra, que sais-je encore ? J’y suis peu sensible en fait. Si j’étais un pasteur chinois ou japonais, ou disons d’un pays lointain, et que je vienne annoncer ces choses, on me croirait sans doute car ce que je dis se trouve dans la Parole de Dieu. Mais voilà, nul n’est prophète en son pays. On ne me croira pas : là n’est pas mon souci, d’être cru ou non ! Mon souci est d’avertir et de laisser chacun libre.

Sans vouloir me comparer à Esaïe ou Jérémie, je tire quand même de leur exemple le réconfort de savoir qu’ils avaient rai-son :

leurs avertissements allient à l’encontre des idées reçues et propagées dans leur époque mais elles étaient vraies.

Je ne suis pas en effet contre ce qui se fait dans les églises actuelles, mais je suis contre la manière dont c’est fait et, ce n’est pas « mon » opinion, mais c’est en lisant la Parole de Dieu et en évitant l’ivraie qui se trouve autour d’Elle (et NON PAS EN ELLE) que j’ai compris ce qui se passait dans les églises actuellement.

Et c’est ainsi que j’ai été conduit à demander au Seigneur ce qu’il en était de l’huile et du vase. Je viens d’écrire le début de la réponse.

Suite de la première partie:


Le réveil tant annoncé dans les rangs évangéliques de tous bords ne viendra pas car il y manque ce qui en est le carburant: la repentance.

Je ne vais pas revenir sur ce qu’est la repentance, l’ayant déjà fait ailleurs. Les églises ont besoin de repentance. Une repentance non pas centrée sur les péchés inhérents à notre vieille nature bien trop présente encore, mais sur notre abandon de la Souveraineté du Seigneur sur les églises.

Je devrais commencer par dire sur soi-même. Les chrétiens ont trop tendance à se croire sauvés, donc libres (ce qui réel et vrai), mais ils n’ont pas reçu la liberté de se diriger eux-mêmes et de choisir eux-mêmes leur chemin.

C’est sans doute Celui de Christ, Christ Lui-même, mais le chemin que Dieu nous a choisi est trop vaste pour qu’un chrétien l’emprunte en entier lui seul.

Il est dans ce chemin avec d’autres et chacun a reçu d’avancer en ligne droite, devant lui, sans essayer de faire ce que son voisin fait et qu’il n’a pas à faire.

Et plus encore d’entrer dans la ligne directrice de son voisin et d’oublier ainsi complètement la sienne. Or c’est ce qui arrive la plupart du temps.

C’est dû à l’oubli qu’ont les chrétiens de se charger de leur croix.

On connait la Parole du Seigneur Jésus:

« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-rnême, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive » – Matt 16/24 –

Le texte dit bien « sa » croix et non « la » croix. Cette croix dont il faut que nous nous chargions en tant que chrétiens est donc personnelle. Elle est pour chacun ce qu’elle a été pour Adam (l’obéissance pour ne pas manger de l’arbre de l’intelligence du Bien et du Mal) et pour Christ (l’obéissance pour plaire à son Père de donner sa Vie).

Cette croix, c’est l’obéissance,

non pas aux commandements de Dieu car ce n’est pas une crucifixion que d’obéir aux commandements de Dieu, qui sont Esprit et Vie pour nous. Mais l’obéissance de renoncer à soi-même, ce qui ne signifie pas le même renoncement pour tous, mais le renoncement à ce qui fait de nous un être indépendant, c’est-à-dire un être capable de déterminer ce qui est bon et agréable pour lui.

Or tant que le péché n’aura pas été exterminé, détruit mais restera présent (et il le sera jusqu’à l’anéantissement de cette création), aucun être ne pourra se passer d’obéir et d’apprendre à obéir par les choses qu’il souffre.

Car c’était une souffrance pour Adam que de tout connaître sauf le Bien et le Mal alors qu’il était fils de Dieu et de côtoyer jour après jour le fruit qui pouvait lui en donner l’intelligence

C’était une souffrance pour Christ que de passer par la mort – et quelle mort, puisque maudite par Dieu – LUI qui était Fils de Dieu et de côtoyer jour après jour le péché qui est la porte de la mort.

C’est une souffrance pour le chrétien que de n’être sauvé qu’en espérance (puisque selon Paul il n’est pas encore ce qu’il sera) et de côtoyer jour après jour ses droits sur lui-même, alors qu’il est fils de Dieu et cohéritier de Christ assis sur le Trône de Dieu, son Père et le Père de tous les chrétiens.

Renoncer à soi-même n’est pas mener une vie minable, ni être l’objet des Circonstances ou des personnes,

mais c’est apprendre à entrer dans la Vie éternelle comme Dieu désire que ses fils doivent y entrer: en se dépouillant des droits qu’ils ont sur eux-mêmes, droits accordés par le Créateur à tout homme, mais qui ne permettent pas à la Vie de Dieu de s’épanouir en eux, car tout est don en Dieu et un don n’a sa pleine valeur que lorsqu’il n’y a rien entre le donateur et celui à qui il est donné.

– Rien du coté de Dieu parce qu’Il a renoncé à toutes ses prérogatives – et le Seigneur Jésus-Christ en est l’illustration –

– et rien du côté du chrétien parce qu’il a accepté qu’un autre meure à sa place sur la croix.

Se repentir devant la face de Dieu est un retour à ce renoncement que Dieu nous demande de souffrir, non pas que le renoncement fasse souffrir, mais c’est après avoir renoncé que la souffrance se fait sentir, car elle nous fait côtoyer jour après jour nos anciennes exigences qui nous font horreur et nous font nous tenir dans l’humilité, tout comme l’horreur du péché a fait tenir le Seigneur dans l’humilité afin que le sacrifice de la Croix soit à la Gloire de son Père en Qui Il trouvait sa nourriture et Qui avait mis tout son Amour en Jésus Emmanuel son Fils Unique.

Or c’est ce manque de repentance que le Seigneur dénonce de nos jours:

«une voix crie dans le désert . »

Cette voix demande d’aplanir les chemins de Dieu. Sans la repentance du peuple de Dieu, des églises, il n’y aura pas de chemin aplani car le non-renoncement à soi-même est un obstacle qui se dresse sur ce chemin, ces chemins, car il y a autant de chemins que de chrétiens, même si ces chemins sont tous compris dans LE CHEMIN, Les églises oublient la seule requête de Dieu, l’Eternel Dieu:

« C’est que tu pratiques le droit, que tu aimes la loyauté et que tu marches humble- ment avec TON Dieu » -Michée 6/8 –

Ici pas question d’oeuvres, ni d’expériences, ni de faits éclatants, ou de nombre ou de représentation ! Mais au contraire de fruits visibles (donc de qualité), d’état de coeur régénéré (ce qui correspond à esprit nouveau fruits et coeur nouveau) et surtout d’humilité dans le pas à pas avec Christ. (L’humilité n’étant pas dansl’attitude mais dans la prudence afin de ne pas marcher sur les pierres coupantes jetées çà et là par le diable sur notre chemin, tout comme il y en avait sur le chemin de Christ [et à cet égard Il refusa d’utiliser la puissance de Dieu pour le garantir de ces pierres pour y substituer le recours aux Ecritures – Matt 4/6-7 6 où Il manifesta toujours la plus belle preuve de son humilité).

Il est bien évident qu’ensuite les églises prospèreraient comme les églises d’après la Pentecôte car elles y gagneraient en qualité mais pas forcément en nombre, même si la force de leur témoignage leur procureraient bien entendu de nouvelles âmes. Car à cet égard ce n’est pas pour rien que le Seigneur déclarait aux Apôtres

« J’ai un peuple nombreux dans cette ville …» -Actes 18/10 –

et ailleurs:

« … l’Esprit Saint ne leur permit pas d’y aller. .. » – Actes 16/6-7 -(signe évident que le Seigneur n’y avait aucun peuple !)

Et ce malgré l’ordre de Christ d’aller par tout le monde.

Cela montre bien que le critère du nombre dans les églises n’est pas toujours selon notre désir mais bien selon le nombre d’’âmes que le Seigneur voit prêtes à entrer dans l’Eglise.

La repentance produite selon ce qui vient d’être défini constitue un nettoyage radical de la lampe qu’est le chrétien, Cette lampe se remplit journellement de l’huile que le Saint Esprit y verse par la Parole de Dieu. Le chrétien n’a aucun effort à faire pour briller. Il est « la ville sur une montagne …. la lampe sur la table .. » qui ne font aucun effort pour briller

Mais ce chrétien a aussi l’obligation d’emporter de l’huile dans un vase, s’il veut être classé parmi les sages de la parabole.

Il est à remarquer que le mot lampe employé dans la parabole des dix vierges est incorrect car le mot grec utilisé est « lampadès » qui signifie textuellement « torche, flambeau ». Ce qui est plus exact quand on songe à la petitesse de la flamme d’une lampe qui ne pouvait éclairer qu’une très petite surface alors qu’un flambeau donnait une plus forte clarté.

Du reste dans l’antiquité on ne sortait pas la nuit avec une lampe à huile mais avec un flambeau qu’on imbibait d’huile. D’où la nécessité d’avoir, par prudence, toujours avec soi une fiole d’huile pour le cas où le trajet ou le temps s’avèrait trop long.

Ainsi donc le chrétien n’est pas une lampe, mais un flambeau.

Ceci nous amène à l’apôtre Paul qui dit :

« ….parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde » – Phil 2/15 –

Mais là encore le mot est mal utilisé et mal traduit car le Grec dit « phoster » qui signifie « luminaire ».

Autrement dit le chrétien doit être une lumière éclatante et doit bien éclairer à la fois le chemin pour éviter tout écueil et les autres hommes afin qu’ils voient dans la lumière la réalité de l’existence de Christ, mais aussi que leur vie n’est pas exempte du péché.

Cette huile, si elle est toujours donnée par le Saint Esprit au moyen de la Parole n’est plus l’huile qui va dans la lampe. C’est une huile de qualité supérieure. Non pas que l’autre soit de qualité inférieure mais c’est selon l’expression du Seigneur dans une autre parabole:

« Mon ami, monte plus haut.» – Luc 14/10.

Belle leçon que cette parabole qui est trop souvent appliquée pour l’humilité de la conduite au milieu de nos semblables.

Mais un chrétien a-t-il besoin d’une telle leçon ? S’il ne sait pas comment il faut se tenir en la compagnie de ses semblables, c’est qu’il n’est pas chrétien. En réalité cette parabole s’adresse à nos facultés intellectuelles bien plus qu’à une position sociale enviée dans un quelconque rassemblement. Nous devons aborder la Parole de Dieu comme nous aborderions une personne, bien mieux, un être aimé. À ce dernier on manifeste des égards, non pas pour le flatter (ce qui serait le contraire d’aimer), mais par pur respect.

Or la Parole de Dieu est DIEU: aucun chrétien ne doit en douter lorsqu’il lit les Ecritures.

Ce qui est paradoxal c’est que les Ecritures, (ou l’Ecriture pris dans le sens collectif) sont la pensée écrite de la Parole de Dieu, ce que Jean appelle le Verbe. Pensée qui traduit aussi bien la réflexion que l’action et le fait.

Ceci ne signifie pas que nous devons adorer les Ecritures. C’est le Père, un avec le Fils, qui doivent être adorés. Mais la Parole de Dieu qui est révélée par les Ecritures doit être respectée, car c’est Christ que nous respectons. Le diable s’est acharné pendant des siècles à vouloir détruire les Ecritures parce qu’il savait qu’elles révélaient le Fils qui nous fait connaître le Père.

Mais de nos jours la Parole de Dieu est devenue un instrument dans la main des chrétiens, un moyen de confirmer toute action entreprise au nom de Christ et pour Christ alors qu’Elle est ESPRIT et VIE.

Or qui a l’esprit et la vie sinon l’homme et par excellence le Fils de l’Homme ?

En se nourrissant de la Parole de Dieu, en étudiant les Ecritures, il faut être animé de sentiments modestes. Il faut garder constamment à l’esprit que la Parole de Dieu est vivante et, comme tout ce qui a vie; Elle est constamment en train de manifester sa vie, non pas dans une constante évolution (Elle demeure éternellement: Elle ne peut changer) mais en se renouvelant et en s’approfondissant parce qu’Elle est divine et non humaine et qu’en tant que telle, Elle est insondable et sans limite.

C’est l’esprit limité de l’homme qui Lui dresse des limites.

Les églises se servent de la Parole de Dieu comme moyen, et, à ce stade, Elle perd une grande partie de son efficacité parce que les chrétiens La limitent en l’associant aux moyens du monde après avoir demandé à Dieu de bénir ces moyens.

Mais ce qui vient du monde reste du monde et ne sera jamais divin: les chrétiens le constatent, eux qui demandent à Dieu de bénir les efforts et les moyens mis à la disposition de ces efforts, quand ce n’est pas de demander de bénir la Parole. Dieu a béni sa Parole pour l’Eternité en faisant de Christ Parole Vivante, Dieu béni éternellement. On ne trouvera nulle part dans les Ecritures que les Prophètes ou les Apôtres aient demandé à Dieu une bénédiction sur leurs moyens : ils n’en avaient pas hormis leur propre voix et leur propre corps. D’où leur requête en Actes 4/29-30 .

Seulement leur corps était celui de la Sainteté et leur voix était celle de la Vérité, non pas la Vérité qui vient de la Parole Elle-même, mais la Vérité que Dieu désire trouver au fond d’un coeur, un coeur qui aime la Vérité et veut la vivre, même en souffrant dans l’obéissance.

Or nul d’entre eux n’était parfait loin s’en faut ! Pécheurs ils étaient et pécheurs ils se sentaient, et cela les ramenait constamment à poser les fondements de leurs actions et de leurs dires dans le seul fondement que Dieu admet: Christ et non sur la base de telle ou telle doctrine caractéristique de leur origine spirituelle.

Il n’est qu’à lire de quels milieux ces apôtres venaient pour s’en convaincre. Pourtant, même si nous n’avons pas le témoignage écrit sur tous, on peut ne pas douter que chacun avait gardé ce qui faisait sa personnalité. Ce que nous avons permet de l’affirmer.

La repentance seule permet un retour aux sources. Non pas aux Ecritures – car chacun puise dans les Ecritures ce dont il a besoin pour son action – mais aux Sources des Ecritures. C’est un autre programme.

Ces Sources ne peuvent pas être découvertes, ni par la réflexion, ni par la méditation du chrétien (pasteurs et théologiens compris).

Ce n’est pas que ces exercices utiles à la piété soient dérisoires: ils peuvent être très riches mais ils font partie de l’Espérance du salut, Espérance qui ne peut pas être concrétisée sur cette terre, ou plutôt dans ce monde. Et comme tout ce qui appartient à ce monde, il y a une limite.

Pour découvrir les Sources des Ecritures, il faut avoir constaté et avoir éprouvé la soif de Dieu. Non pas la soif de percer les Ecritures mais la soif de la Parole de Dieu.

Publié par Voyageur retraité •      



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